La disparition du castor

Jadis, le castor a abondé en France. On l'appelait alors "bièvre" ou "beuvron" en langue d'oïl et "vibré" en langue d'oc. De nombreuses localités ou rivières lui doivent leur nom : Beuvrages, Beuvery, Beuvraignues dans le Nord, Beuvron ou Beuvrigny en Normandie, Beuvron en Sologne ou encore la rivière Bièvre au sud de Paris.

Alors comment expliquer sa quasi-disparition dans les années 1950 ?
si l'animal, grâce à sa fourrure, représentait une valeur marchande qui a occasionné une chasse intensive partout dans le monde, en France, la cause essentielle de sa disparition semble bien avoir été due au fait que l'on a mangé cet animal en grande quantité. Et ceci à cause de l'Eglise Catholique, qui s'avisa un jour que la queue du castor, plate et couverte d'écailles, ressemblait à du poisson et pouvait être servie comme plat maigre les jours d'abstinence ! Dans le sud de la France, on servait aussi du saucisson de castor !
Parrallèlement à cette chasse intensive, le biotope du castor disparaissait, les rives des fleuves étant souvent endiguées. La végétation en bordure des rivières étant rasée, les agriculteurs ont commencé à planter des arbres fruitiers sur le biotope même du castor, s'en faisait ainsi un rival territorial.

De plus, le castor a longtemps été chassé et exterminé car il porte une véritable richesse pharmacologique : le castoréum.

D'après le dossier "Castor d'Europe", par l'ASPAS



Article ajouté le 2007-07-10 , consulté 51 fois

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